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César 2010 : Un Prophète le sera-t-il en son pays ?
Tahar Rahim. Roger Arpajou

Avec un record de 13 nominations - sur 15 possibles (il y a au total 20 catégories) -, Un prophète sera l'ostensible favori de la 35e cérémonie des César qui se déroulera le samedi 27 février. Pas en reste, A l'origine (11 nominations) et Welcome (10) y feront figure d'épouvantails. Des porte-drapeaux attendus, à la différence de La journée de la jupe, dont la présence parmi l'élite fait jaser les cinéphiles tandis que l'Académie lui trouve un talent évident. Opinion surprenante.
Découvrez ci-dessous cinq catégories subjectivement désignées comme étant les principales. Pour chacune d'elle, j'ai lu dans une boule de cristal et vous délivre en exclusivité leurs futurs lauréats. Le cœur n'étant pas raison, je vous suggère également mes favoris.


MEILLEUR FILM
A l’origine de Xavier Giannoli
Le concert de Radu Mihaileanu
Les herbes folles d'Alain Resnais
La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld
Rapt de Lucas Belvaux
Un prophète de Jacques Audiard
Welcome de Philippe Lioret
Le choix de l'Académie : Un prophète
Le choix de Stoni : Welcome

MEILLEUR RÉALISATEUR
Jacques Audiard (Un prophète)
Lucas Belvaux (Rapt)
Xavier Giannoli (A l’origine)
Philippe Lioret (Welcome)
Radu Mihaileanu (Le concert)
Le choix de l'Académie : Philippe Lioret
Le choix de Stoni : Jacques Audiard

MEILLEUR ACTEUR
Yvan Attal (Rapt)
François Cluzet (A l’origine)
François Cluzet (Le dernier pour la route)
Vincent Lindon (Welcome)
Tahar Rahim (Un prophète)
Le choix de l'Académie : Tahar Rahim
Le choix de Stoni : Tahar Rahim

MEILLEURE ACTRICE
Isabelle Adjani (La journée de la jupe)
Dominique Blanc (L'autre)
Sandrine Kiberlain (Mademoiselle Chambon)
Kristin Scott Thomas (Partir)
Audrey Tautou (Coco avant Chanel)
Le choix de l'Académie : Dominique Blanc
Le choix de Stoni : ne se prononce pas car vu uniquement Dominique Blanc

MEILLEUR FILM ÉTRANGER
Avatar de Jmes Cameron (USA)
Gran Torino de Clint Eastwood (USA)
Harvey Milk de Gus van Sant (USA)
J'ai tué ma mère de Xavier Dolan (Canada)
Panique au village (film d'animation) de Vincent Patar et Stéphane Aubier (Belgique)
Le ruban blanc de Michael Haneke (Autriche, Allemagne)
Slumdog Millionaire de Danny Boyle (USA)
Le choix de l'Académie : J'ai tué ma mère
Le choix de Stoni : Avatar
 
Un prophète - ma note pour ce film :
Réalisé par Jacques Audiard
Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif, ...
Année de production : 2008
Morgan Freeman : le TOP 5
Morgan Freeman. Warner Bros. France
Acteur de théâtre et de télévision, ce n’est que tardivement que MORGAN FREEMAN se fraie une place au cinéma. S’il est apparu au côté de Robert Redford dans Brubaker (1980) et dans L’affrontement de Paul Newman (1984), il ne sera réellement remarqué qu’en 1989 quand il incarne le chauffeur de Jessica Tandy dans Miss Daisy et son chauffeur, de Bruce Beresford qui lui vaut une nomination à l’Oscar. Le grand Morgan a déjà passé la cinquantaine et alors qu’une carrière de comédien peut emprunter une voie descendante, la sienne va éclater et lui offrir, vingt ans plus tard, la glorieuse opportunité de prendre les traits de Nelson Mandela dans Invictus - actuellement en salles - de son ami Clint Eastwood (2010). Avec ce dernier, il avait auparavant tourné deux films, deux chefs-d’œuvre pour deux pièces maîtresses dans sa filmographie : le crépusculaire western Impitoyable (1992) et le dramatique et bouleversant Million dollar baby pour lequel il est couronné de l’Oscar du meilleur second rôle en 2005. Vivant en marge du système hollywoodien, MORGAN FREEMAN a tout de même tourné avec certains autres des plus grands réalisateurs : Brian de Palma (Le bûcher des vanités), Frank Darabont (Les évadés), David Fincher (Seven), Steven Spielberg (Amistad), Christopher Nolan (Batman begins, The dark knight). En dépit de quelques films d’action et thrillers très moyens voire mauvais, son œuvre en cours, riche d’une cinquantaine de longs-métrages, et ses prestations, toujours charismatiques, justifient d’en tirer la quintessence.
C’est pourquoi je vous propose mon Top 5 et vous laisse le soin de vous prononcer à votre tour. Comme au bon vieux temps, je mettrai à jour le classement au fur et à mesure des votes.


#01 - IMPITOYABLE (UNFORGIVEN)
de Clint Eastwood (1992)



#02 - SEVEN
de David Fincher (1996)

Brad Pitt et Morgan Freeman. Collection Christophe L.

#03 - LES EVADES (THE SHAWSHANK REDEMPTION)
de Frank Darabont (1995)



#04 - MILLION DOLLAR BABY
de Clint Eastwood (2005)



#05 - INVICTUS
de Clint Eastwood (2010)

Morgan Freeman et Matt Damon. Warner Bros. France



Classement perpétuel internautes
(7 votes provisoires dont ffred, Ronnie, Heavenlycreature, Carbro40, Anthoy et Kschoice)

Brad Pitt et Morgan Freeman. Metropolitan FilmExport

01 / Seven (66 points, 7 fois cité, 3 fois premier)
02 / Les évadés (60, 7, 2)
03 / Million dollar baby (43, 6, 0)
04 / Impitoyable (28, 3, 1)
05 /
Invictus (23, 3, 1)
06 /
Batman begins (12, 2, 0)
06 / Robin des bois, prince des voleurs (12, 2, 0)
08 / Miss Daisy et son chauffeur (8, 1, 0)
08 / Sans plus attendre (8, 1, 0)
10 / Alerte (7, 1, 0)
10 /  Gone baby gone (7, 1, 0)
12 / Le masque de l'araignée (6, 1, 0)

 
Morgan Freeman
Né le 01 Juin 1937 à Memphis, Tennessee (Etats-Unis)
Parution dans Invictus, Red, The Code
TOP 20 - 2009


La cuvée cinéma 2009 est consommée. Pas exceptionnelle mais certainement pas médiocre non plus, elle fut honorable, et, plus attendu et essentiel, variée (en genres et origines) même si les vampires ont pu recouvrer du sang neuf cette année (saga Twilight, Morse, Thirst).
L’an 2009 avait d'abord débuté par un chef d’œuvre intemporel plein de sens et de limpidité. Il se prolongeait jusqu’au cœur de l’été par l’offrande d’un gag libre et jubilatoire signé d’un cinéaste culte, avant de se son conclure en beauté avec un monstrueux cadeau de Noël en 3D (lire l'excellente analyse de Kschoice). Entre temps, il y aura eu un certain nombre de déceptions… voire de désolations cannoises (Etreintes brisées, Vengeance, Looking for EricAntichrist), mais une conséquence d’heureuses surprises (sous bannière sud-africaine, coréenne ou suédoise notamment). Une fois encore, le cinéma français a été peu influent. Et ce n’est pas en continuant à réaliser des comédies grossières ou des drames insipides qu’il changera la donne.

N'ont à ce jour pas été évalués faute de ne pas avoir été vus : A l’origine, L’armée du crime, L’autre, The box, Les derniers jours du monde, Fish tank, Hadewijch, Les herbes folles, L’imaginarium du docteur Parnassus, Kinatay, Qu’un seul tienne et les autres suivront, Rec2, La route, Le ruban blanc, Le temps qu’il reste, Tetro, Tokyo sonata, La vida loca, Vincere, et bien d’autres.


#20 - Harvey Milk, de Gus van Sant (USA)
#19 - Twilight - Chapitre 1 : fascination, de Catherine Hardwicke (USA)
#18 - Bienvenue à Zombieland, de Ruben Fleischer (USA)
#17 - Thirst, ceci est mon sang, de Chan-Wook Park (Corée du Sud)
#16
- Very bad trip, de Todd Phillips (USA)
#15
- Jusqu'en enfer, de Sam Raimi (USA)
#14 - Démineurs, de Kathryn Bigelow (USA)
#13 - Un prophète, de Jacques Audiard (France)
#12 - Watchmen - Les gardiens, de Zach Snyder (USA)
#11 - Loin de la terre brûlée, de Guillermo Arriaga (USA)

#10 - Slumdog millionaire, de Danny Boyle (USA)
Dev Patel. Pathé Distribution














#09 - Welcome, de Philippe Lioret (France)
Vincent Lindon et Firat Ayverdi. Guy Ferrandis














#08 - Là-haut, de Pete Docter (USA)
Walt Disney Studios Motion Pictures France














#07 - Morse, de Tomas Afredson (Suède)
Kare Hedebrant et Lina Leandersson. Chrysalis Films













#06 - L'étrange histoire de Benjamin Button, de David Fincher (USA)
Brad Pitt et Cate Blanchett. Warner Bros. France















#05 - District 9, de Neill Blomkamp (Afrique du Sud)
Metropolitan FilmExport














#04 - Avatar, de James Cameron (USA)
Twentieth Century Fox France













#03 - The chaser, de Hong-jin Na (Corée du Sud)
Haut et Court













#02 - Les noces rebelles, de Sam Mendes (USA)
Leonardo DiCaprio et Kate Winslet. DreamWorks Pictures













#01 - Inglourious basterds, de Quentin Tarantino (USA)
Eli Roth et Brad Pitt. Universal Pictures International France
 
Inglourious Basterds
Réalisé par Quentin Tarantino
TOP 20 - 2000/2009
Il est toujours autant passionnant que compliqué d'établir un classement rétrospectif de nos films ou auteurs préférés. Le sujet du jour, qui ne déroge pas à la règle, m'a été suscité par la participation d'Anna. Il consiste à établir les 20 meilleurs films des années 2000 (soit les longs-métrages sortis entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2009). Pour parvenir à mes fins, je me suis bien entendu inspiré de mes propres bilans annuels, mais aussi des préférences spectateurs et presse sur Allociné, tout comme des récents classements mis en ligne par le Cinéphiliaque, un confrère québécois.
Dans ce classement vous ne trouverez aucun film français (logique, on évoque ici le gratin du gratin) contre trois-quarts d'américains, car ne soyons pas hypocrites ni vainement protectionnistes : Hollywood dominera toujours l'élite. Cinq (grands) réalisateurs sont doublement représentés et deux sublimes films d'animations se font une place dorée. Mais ne perdons pas plus de temps, et égrainons à rebours ce Top 20 des meilleurs films sortis dans les années 2000.

Kevin Spacey et Mena Suvari. #20 - American beauty
de Sam Mendes
USA
(2000)














Bac Films#19 - Les autres
d'Alejandro Amenabar
USA
(2001)













Brad Pitt. Warner Bros. France#18 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
d'Andrew Dominik
USA
(2007)










Le Studio Ghibli#17 - Le voyage de Chihiro
de Hayao Miyazaki
Japon
(2002)













#16 - Amours chiennes
d'Alejandro Gonzàlez Inarritu
Mexique
(2000)
















Walt Disney Studios Motion Pictures France#15 - Wall-E
d'Andrew Stanton
USA

(2008)













Icon Distribution, Inc., All rights reserved. Photo : Andrew Cooper, SMPSP#14 - Apocalypto
de Mel Gibson
USA
(2007)













Joaquin Phoenix. Bac Films#13 - The yards
de James Gray
USA
(2000)












Daniel Day-Lewis et Leonardo DiCaprio. Collection Christophe L.#12 - Gangs of New York
de Martin Scorsese
USA
(2003)









Dillon Freasier et Daniel Day-Lewis. Walt Disney Studios Motion Pictures France#11 - There will be blood
de Paul Thomas Anderson
USA
(2008)









Leonardo DiCaprio et Kate Winslet. DreamWorks Pictures#10 - Les noces rebelles
de Sam Mendes
USA

(2009)









Bac Films#09 - Old boy
de Chan-Wook Park
Corée du Sud

(2004)









Christoph Waltz et Denis Menochet. Universal Pictures International France#08 - Inglourious basterds

de Quentin Tarantino
USA
(2009)









Jack Nicholson et Matt Damon. TFM Distribution#07 - Les infiltrés
de Martin Scorsese
USA
(2006)









Jared Leto. Collection Christophe L.#06 - Requiem for a dream
de Darren Aronofsky
USA
(2001)









Metropolitan FilmExport#05 - Sympathy for Mr. Vengeance
de Chan-Wook Park
Corée du Sud
(2003)








Benicio Del Toro. ARP Sélection#04 - 21 grammes
d'Alejandro Gonzàlez Inarritu
USA
(2004)









Naomi Watts. United International Pictures (UIP)#03 - King Kong
de Peter Jackson
USA / NZ
(2005)









David Carradine et Uma Thurman. TFM Distribution#02 - Kill Bill
de Quentin Tarantino
USA
(2003-2004)









Sean Penn et Tim Robbins. Warner Bros. France#01 - Mystic river
de Clint Eastwood
USA

(2003)
 
Mystic River - ma note pour ce film :
Réalisé par Clint Eastwood
ESTHER, la bande-annonce en VF
Les cinéastes espagnols raffolent d'histoires sur les orphelinats et les enfants bizarres. Même s'il oeuvre pour l'industrie américaine, le Catalan Jaume Collet-Serra, auteur de La Maison de cire en 2005, confirme cette tendance.
Découvrez la bande-annonce flippante de son dernier film qui sort sur les écrans le 30 décembre : Esther, une jeune orpheline adoptée et qui pourrait bien être diabolique.



 
Esther
Réalisé par Jaume Collet-Serra
Avec Vera Farmiga, Peter Sarsgaard, Isabelle Fuhrman, ...
Année de production : 2008
RAPT, de Lucas Belvaux (en salles le 18 novembre)


Trois ans après l'excellent et éprouvant La raison du plus faible, le comédien-scénariste-réalisateur belge Lucas Belvaux sort son nouveau film : RAPT.
Toujours enclin à conter des histoires socio-dramatico-policières (souvenons-nous de sa formidable trilogie Un couple épatant / Cavale / Après la vie), ce nouveau polar, qui offre le premier rôle à Yvan Attal, devrait être de la même trempe que ses prédecesseurs, imposant turpitudes et sévices à son personnage central.



Synopsis :
"Homme d’industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands.
Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Amputé, humilié, nié dans son humanité, il résiste en ne laissant aucune prise à ses ravisseurs. Il accepte tout sans révolte,
sans cri, sans plainte, c’est par la dignité qu’il répond à la barbarie.
Coupé du monde, ne recevant que des bribes d’informations par ses geôliers, Graff ne comprend pas que personne ne veuille payer la somme qui le délivrerait.
Au-dehors, son monde se fissure au fur et à mesure de la révélation de sa personnalité.
Tout ce qu’il avait réussi à garder d’intimité, son jardin secret, est révélé à sa famille par l’enquête de police ou celle de la presse.
Chacun découvre un homme qui est loin de ressembler à celui qu’il imaginait."


 
Rapt
Réalisé par Lucas Belvaux
Avec Yvan Attal, Anne Consigny, André Marcon, ...
Année de production : 2008
Top 10 des réalisateurs anglophones en activité (hors Etats-Unis)

Passé à côté de l’élitiste classement des 10 meilleurs réalisateurs américains en activité il y a quelques semaines à peine (mais je me rattraperai), il était impensable de manquer une nouvelle opportunité d’exprimer mon plaisir taxinomique. Et celle-ci se présente aujourd’hui à l’initiative bienvenue de Rob Gordon et d’autres gloires du web cinéphile (ici et par exemple). Il est question de hiérarchiser les metteurs en scène anglophones et actuels, mais non états-uniens (en gros les ressortissants de sa Majesté nia nia nia de la couronne britannique et autres membres du Commonwealth). Après recherche de matière première faite sur d’autres blogs, Google, Wikipédia et ce qu’il reste de la base de données Allociné, et un triturant débat avec moi-même, c’est avec une excitation à peine contenue que je vous soumets mon Top ten au sein duquel chaque élu s'est très tôt forgé un savoir-faire, une réputation, qu'il a su faire perdurer (plus ou moins donc). Compte-à-rebours déclenché!
J'invite vivement chacun d'entre vous à partager vos points de vue et même à publier votre propre classement avant d'envisager un big classement général.


Corbis Sygma#10 – Jim Sheridan (Irlande)
Daniel Day-Lewis peut le remercier de lui avoir offert les premiers rôles dans My left foot, Au nom du père et The boxer. Trois films aussi différents que poignants et essentiels. C’était il y a au moins dix ans puis In America est venu compléter un tableau qui confère à l’Irlandais un fort sens de l’émotion et un attachement humaniste.
autre film : Réussir ou mourir




United International Pictures (UIP)#09 – Sam Mendes (Grande-Bretagne)

Il n’a jusqu’ici exercé qu’à Hollywood où sa première tentative l’a référencé en metteur en scène à statuettes (5 Oscars pour American beauty). Sobre et esthète, il a transformé cet essai avec Les noces rebelles qui distille une dramatique de mœurs impressionnante de précision qui l’impose comme l’un des tout meilleurs films de cette année 2009.
autres films : Les sentiers de la perdition | Jarhead, la fin de l'innocence | Away we go




Twentieth Century Fox France#08 – James Cameron (Canada)

Aurais-je attendu deux mois de plus pour publier cet article que l’auteur de Terminator, Aliens et Titanic eût été potentiellement placé plus haut. Car Avatar, son hyper-projet qu’il mitonne depuis près de dix ans suscite les excitations les plus légitimes. En attendant, il est récompensé par son perfectionnisme, son sens de l’action et de l’émotion.
autres films : T2 | Abyss | True lies





Warner Bros.#07 – Christopher Nolan (Grande-Bretagne)
A 39 ans, il est le plus jeune de ces dix-là, et pas le moins doué. Attaché à la déstructuration de la narration (Memento) et des mythes (Batman begins et The dark knight sont une mise en abîme du héros ailé), il se fait remarquer par un style inhabituel fait de modernité et beauté visuelle. Peut encore grimper bien plus haut.
autres films : Following | Insomnia | Le prestige





AlloCiné#06 – Ridley Scott (Grande-Bretagne)
Doyen et l’un des plus prolifiques cinéastes de ce classement, le frère de Tony Scott traverse les décennies de manière hétérogène. Etait-il au maximum après ses trois premiers films : Les duellistes, Alien et Blade runner ? Il n’a plus jamais atteint ce niveau depuis. Tourner des chefs-d’œuvre devenus films cultes n’est pour autant pas une sinécure. Thelma & Louise, Gladiator, Kingdom of Heaven voire American gangster font oublier qu’il peut aussi être un metteur en scène de commande prosaïque.
autres films : Legend | Black rain | La chute du faucon noir | Mensonges d'Etat
filmo interdite : 1492 : Christophe Colomb | A armes égales | Une grande année


#05 – Terry Gilliam (Grande-Bretagne)
Alter ego anglais de Tim Burton et co-fondateur de l’hilarante troupe des Monty Python, Terry Gilliam est le chantre d’histoires fantasmagoriques ou déjantées. Il est hélas poursuivi par une déveine qui l’a fait manquer son rendez-vous avec les années 2000 (avortement des projets Watchmen et L’homme qui tua Don Quichotte notamment). Qu’importe, sa griffe est indélébile. MP : sacré Graal, MP : le sens de la vie, Brazil, L’armée des 12 singes, Las Vegas parano le prouvent. Vivement L’imaginarium du docteur Parnasssus qui arrive le mois prochain.
autres films : Les aventures du baron de Münchhausen | Fisher king | Les frères Grimm | Tideland



Danny Boyle. Twentieth Century Fox France#04 – Danny Boyle (Grande-Bretagne)
La plage, sa première expérience américaine aurait pu plomber sa carrière. Sunshine l’a relancé et Slumdog millionaire consacré. L’Oscar du meilleur film 2009 a toutefois essuyé bon nombre de critiques, mais le meilleur réalisateur de l’année a su retrouver tonicité et ambition. L’Ecossais se rappelle au bon souvenir de ses premiers films, ceux d’une génération - la mienne -, devenus cultes et indispensables. Je veux bien-sûr parler de Petits meurtres entre amis et Trainspotting.
autres films : Une vie moins ordinaire | 28 jours plus tard | Millions




AlloCiné#03 – Ken Loach (Grande-Bretagne)
Il est peut-être le moins connu du grand public, mais son cinéma, d’auteur, reste accessible à tous. Inéluctablement enraciné dans un contexte social et/ou politique, ses films sont autant des témoignages justes et intelligents d’une époque, un combat, une guerre. Le festival de Cannes l’a (enfin) couronné de sa Palme d’or en 2006 pour Le vent se lève.
autres films : Raining stones | Land and freedom | My name is Joe | Sweet sixteen | Just a kiss | Looking for Eric




Metropolitan FilmExport#02 – David Cronenberg (Canada)
Inlassable créateur de maîtres-films glauques et fantastiques pendant plus de vingt ans, Cronenberg s’est engagé dans le troisième millénaire dans une voie tout aussi radicale et puissante mais nouvelle. Celle de drames sanglants (A history of violence, Les promesses de l'ombre). Assidu et toujours impliqué dans des projets personnels qu’il mène à terme, le Canadien permet de croire encore en une création indépendante et de haute volée.
autres films : Scanners | Videodrome | Dead zone | La mouche | Faux-semblants | eXistenz




United International Pictures (UIP)#01 – Peter Jackson (Nouvelle-Zélande)
Il a rempli les comptes en banque des studios hollywoodiens avec sa suprême trilogie du Seigneur des anneaux puis revisité le mythe King Kong avec une maestria et une modernité ultimes. Pointilleux, cinéphile et respectueux du public sans aucune complaisance, il avait débuté dans le métier en tournant d’inamovibles et savoureux ovnis. L’imminent Lovely bones devrait conforter son leadership pendant encore un bon bout de temps.
autres films : Bad taste | Braindead | Créatures célestes | Fantômes contre fantômes

 
Peter Jackson
Né le 31 Octobre 1961 à Pukerua Bay, North Island (Nouvelle-Zélande)
Parution dans Bilbo le hobbit, Mortal Engines, District 9
Mécontentement migratoire
C'est dans l'air du temps. L'automne transporte feuilles, sacs poubelles mais aussi blogueurs vers d'autres cieux. La faute à l'inertie d'Allociné, inapte à proposer un service de gestion des blogs (et même un accès tout court) à la hauteur de sa notoriété.
Si Davidéo - blog de cinéphile - quelque peu délaissé ces derniers temps - n'en est pas encore à l'heure du divorce d'avec Allociné, il n'en est pas de même pour sa succursale Davidéo Quiz, plus productive et donc nerveusement entamée par de longues et incessantes minutes perdues à attendre qu'un clic veuille bien aboutir à sa requête.

Amis cinéphiles et amateurs de jeux et quiz, je vous invite désormais à venir vous divertir sur Cinéphilie récréative, ma nouvelle salle de jeux.

A tout de suite. 
 
District 9
Sharlto Copley. Metropolitan FilmExportProlongement du court métrage Alive in Joburg du même Neill Blomkamp, jeune cinéaste débusqué par le visionnaire Peter Jackson, District 9 est un film de science-fiction très moderne alliant avec habileté humour et action dans un contexte délicat de cohabitation humains/extra-terrestres - qui n’est pas sans rappeler Men in Black -, mais aussi noirs/blancs ; l’action se déroule en Afrique du Sud en plein Apartheid dans les années 1980. En ces temps actuels où les repères s’effacent devant la surenchère de budgets alloués au tournage de certains films et où les gouvernements (le nôtre en premier lieu) sont entrés dans une guerre sans merci et hypocrite contre les créations parallèles, District 9 est une preuve magnifique que le peu de moyens (30 millions de dollars de budget aujourd’hui c’est dérisoire pour une production en partie US) n’est en rien une entrave à la création. Et que la matière première doit être grise et non dorée. Reprenant le concept en vogue du film reportage filmé caméra au poing (style [Rec] ou Cloverfield), Neill Blomkamp, issu  des clips musicaux et de la pub, insuffle, au-delà du rythme permanent, une personnalité propre et recevable à ses aliens (adorables crevettes géantes, surtout le minot). Leur entrée dans des conflits d’intérêt avec les humains s'en avèrera d'autant plus sulfureuse. Mais la plus grande malice du cinéaste est surtout de s’être attaché à décrire les tourments et avatars de son héros malheureux en la personne d’un agent administratif chargé des relations avec les aliens, lequel est interprété par le bluffant acteur sud-africain Sharlto Copley. Le pauvre, touché par ce qu’on pourrait nommer le syndrôme La mouche sera prêt à tout les efforts et sacrifices pour retrouver son honneur, sa femme… et son apparence. Très divertissant, haletant presque, District 9 est une évidente réussite, inattendue, résultant du bon œil d’un Peter Jackson (ici producteur) qui y retrouve l’atmosphère de ses premiers coups d’éclat. C’était les débuts de la WingNut Films et sa fabuleuse époque néo-zélandaise des Bad taste et Brain dead. Que du bonheur.


 
District 9 - ma note pour ce film :
Réalisé par Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope, ...
Année de production : 2009
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