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ESTHER, la bande-annonce en VF
Les cinéastes espagnols raffolent d'histoires sur les orphelinats et les enfants bizarres. Même s'il oeuvre pour l'industrie américaine, le Catalan Jaume Collet-Serra, auteur de La Maison de cire en 2005, confirme cette tendance.
Découvrez la bande-annonce flippante de son dernier film qui sort sur les écrans le 30 décembre : Esther, une jeune orpheline adoptée et qui pourrait bien être diabolique.


 
Esther
Réalisé par Jaume Collet-Serra
Avec Peter Sarsgaard, Vera Farmiga, Isabelle Fuhrman, ...
Année de production : 2008
RAPT, de Lucas Belvaux (en salles le 18 novembre)


Trois ans après l'excellent et éprouvant La raison du plus faible, le comédien-scénariste-réalisateur belge Lucas Belvaux sort son nouveau film : RAPT.
Toujours enclin à conter des histoires socio-dramatico-policières (souvenons-nous de sa formidable trilogie Un couple épatant / Cavale / Après la vie), ce nouveau polar, qui offre le premier rôle à Yvan Attal, devrait être de la même trempe que ses prédecesseurs, imposant turpitudes et sévices à son personnage central.



Synopsis :
"Homme d’industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands.
Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Amputé, humilié, nié dans son humanité, il résiste en ne laissant aucune prise à ses ravisseurs. Il accepte tout sans révolte,
sans cri, sans plainte, c’est par la dignité qu’il répond à la barbarie.
Coupé du monde, ne recevant que des bribes d’informations par ses geôliers, Graff ne comprend pas que personne ne veuille payer la somme qui le délivrerait.
Au-dehors, son monde se fissure au fur et à mesure de la révélation de sa personnalité.
Tout ce qu’il avait réussi à garder d’intimité, son jardin secret, est révélé à sa famille par l’enquête de police ou celle de la presse.
Chacun découvre un homme qui est loin de ressembler à celui qu’il imaginait."


 
Rapt
Réalisé par Lucas Belvaux
Avec Yvan Attal, Anne Consigny, André Marcon, ...
Année de production : 2008
Top 10 des réalisateurs anglophones en activité (hors Etats-Unis)

Passé à côté de l’élitiste classement des 10 meilleurs réalisateurs américains en activité il y a quelques semaines à peine (mais je me rattraperai), il était impensable de manquer une nouvelle opportunité d’exprimer mon plaisir taxinomique. Et celle-ci se présente aujourd’hui à l’initiative bienvenue de Rob Gordon et d’autres gloires du web cinéphile (ici et par exemple). Il est question de hiérarchiser les metteurs en scène anglophones et actuels, mais non états-uniens (en gros les ressortissants de sa Majesté nia nia nia de la couronne britannique et autres membres du Commonwealth). Après recherche de matière première faite sur d’autres blogs, Google, Wikipédia et ce qu’il reste de la base de données Allociné, et un triturant débat avec moi-même, c’est avec une excitation à peine contenue que je vous soumets mon Top ten au sein duquel chaque élu s'est très tôt forgé un savoir-faire, une réputation, qu'il a su faire perdurer (plus ou moins donc). Compte-à-rebours déclenché!
J'invite vivement chacun d'entre vous à partager vos points de vue et même à publier votre propre classement avant d'envisager un big classement général.


Corbis Sygma#10 – Jim Sheridan (Irlande)
Daniel Day-Lewis peut le remercier de lui avoir offert les premiers rôles dans My left foot, Au nom du père et The boxer. Trois films aussi différents que poignants et essentiels. C’était il y a au moins dix ans puis In America est venu compléter un tableau qui confère à l’Irlandais un fort sens de l’émotion et un attachement humaniste.
autre film : Réussir ou mourir




United International Pictures (UIP)#09 – Sam Mendes (Grande-Bretagne)

Il n’a jusqu’ici exercé qu’à Hollywood où sa première tentative l’a référencé en metteur en scène à statuettes (5 Oscars pour American beauty). Sobre et esthète, il a transformé cet essai avec Les noces rebelles qui distille une dramatique de mœurs impressionnante de précision qui l’impose comme l’un des tout meilleurs films de cette année 2009.
autres films : Les sentiers de la perdition | Jarhead, la fin de l'innocence | Away we go




Twentieth Century Fox France#08 – James Cameron (Canada)

Aurais-je attendu deux mois de plus pour publier cet article que l’auteur de Terminator, Aliens et Titanic eût été potentiellement placé plus haut. Car Avatar, son hyper-projet qu’il mitonne depuis près de dix ans suscite les excitations les plus légitimes. En attendant, il est récompensé par son perfectionnisme, son sens de l’action et de l’émotion.
autres films : T2 | Abyss | True lies





Warner Bros.#07 – Christopher Nolan (Grande-Bretagne)
A 39 ans, il est le plus jeune de ces dix-là, et pas le moins doué. Attaché à la déstructuration de la narration (Memento) et des mythes (Batman begins et The dark knight sont une mise en abîme du héros ailé), il se fait remarquer par un style inhabituel fait de modernité et beauté visuelle. Peut encore grimper bien plus haut.
autres films : Following | Insomnia | Le prestige





AlloCiné#06 – Ridley Scott (Grande-Bretagne)
Doyen et l’un des plus prolifiques cinéastes de ce classement, le frère de Tony Scott traverse les décennies de manière hétérogène. Etait-il au maximum après ses trois premiers films : Les duellistes, Alien et Blade runner ? Il n’a plus jamais atteint ce niveau depuis. Tourner des chefs-d’œuvre devenus films cultes n’est pour autant pas une sinécure. Thelma & Louise, Gladiator, Kingdom of Heaven voire American gangster font oublier qu’il peut aussi être un metteur en scène de commande prosaïque.
autres films : Legend | Black rain | La chute du faucon noir | Mensonges d'Etat
filmo interdite : 1492 : Christophe Colomb | A armes égales | Une grande année


#05 – Terry Gilliam (Grande-Bretagne)
Alter ego anglais de Tim Burton et co-fondateur de l’hilarante troupe des Monty Python, Terry Gilliam est le chantre d’histoires fantasmagoriques ou déjantées. Il est hélas poursuivi par une déveine qui l’a fait manquer son rendez-vous avec les années 2000 (avortement des projets Watchmen et L’homme qui tua Don Quichotte notamment). Qu’importe, sa griffe est indélébile. MP : sacré Graal, MP : le sens de la vie, Brazil, L’armée des 12 singes, Las Vegas parano le prouvent. Vivement L’imaginarium du docteur Parnasssus qui arrive le mois prochain.
autres films : Les aventures du baron de Münchhausen | Fisher king | Les frères Grimm | Tideland



Danny Boyle. Twentieth Century Fox France#04 – Danny Boyle (Grande-Bretagne)
La plage, sa première expérience américaine aurait pu plomber sa carrière. Sunshine l’a relancé et Slumdog millionaire consacré. L’Oscar du meilleur film 2009 a toutefois essuyé bon nombre de critiques, mais le meilleur réalisateur de l’année a su retrouver tonicité et ambition. L’Ecossais se rappelle au bon souvenir de ses premiers films, ceux d’une génération - la mienne -, devenus cultes et indispensables. Je veux bien-sûr parler de Petits meurtres entre amis et Trainspotting.
autres films : Une vie moins ordinaire | 28 jours plus tard | Millions




AlloCiné#03 – Ken Loach (Grande-Bretagne)
Il est peut-être le moins connu du grand public, mais son cinéma, d’auteur, reste accessible à tous. Inéluctablement enraciné dans un contexte social et/ou politique, ses films sont autant des témoignages justes et intelligents d’une époque, un combat, une guerre. Le festival de Cannes l’a (enfin) couronné de sa Palme d’or en 2006 pour Le vent se lève.
autres films : Raining stones | Land and freedom | My name is Joe | Sweet sixteen | Just a kiss | Looking for Eric




Metropolitan FilmExport#02 – David Cronenberg (Canada)
Inlassable créateur de maîtres-films glauques et fantastiques pendant plus de vingt ans, Cronenberg s’est engagé dans le troisième millénaire dans une voie tout aussi radicale et puissante mais nouvelle. Celle de drames sanglants (A history of violence, Les promesses de l'ombre). Assidu et toujours impliqué dans des projets personnels qu’il mène à terme, le Canadien permet de croire encore en une création indépendante et de haute volée.
autres films : Scanners | Videodrome | Dead zone | La mouche | Faux-semblants | eXistenz




United International Pictures (UIP)#01 – Peter Jackson (Nouvelle-Zélande)
Il a rempli les comptes en banque des studios hollywoodiens avec sa suprême trilogie du Seigneur des anneaux puis revisité le mythe King Kong avec une maestria et une modernité ultimes. Pointilleux, cinéphile et respectueux du public sans aucune complaisance, il avait débuté dans le métier en tournant d’inamovibles et savoureux ovnis. L’imminent Lovely bones devrait conforter son leadership pendant encore un bon bout de temps.
autres films : Bad taste | Braindead | Créatures célestes | Fantômes contre fantômes

 
Peter Jackson
Né le 31 Octobre 1961 à Nouvelle-Zélande
Parution dans Bilbo le hobbit, District 9, Lovely Bones
Mécontentement migratoire
C'est dans l'air du temps. L'automne transporte feuilles, sacs poubelles mais aussi blogueurs vers d'autres cieux. La faute à l'inertie d'Allociné, inapte à proposer un service de gestion des blogs (et même un accès tout court) à la hauteur de sa notoriété.
Si Davidéo - blog de cinéphile - quelque peu délaissé ces derniers temps - n'en est pas encore à l'heure du divorce d'avec Allociné, il n'en est pas de même pour sa succursale Davidéo Quiz, plus productive et donc nerveusement entamée par de longues et incessantes minutes perdues à attendre qu'un clic veuille bien aboutir à sa requête.

Amis cinéphiles et amateurs de jeux et quiz, je vous invite désormais à venir vous divertir sur Cinéphilie récréative, ma nouvelle salle de jeux.

A tout de suite. 
 
District 9
Sharlto Copley. Metropolitan FilmExportProlongement du court métrage Alive in Joburg du même Neill Blomkamp, jeune cinéaste débusqué par le visionnaire Peter Jackson, District 9 est un film de science-fiction très moderne alliant avec habileté humour et action dans un contexte délicat de cohabitation humains/extra-terrestres - qui n’est pas sans rappeler Men in Black -, mais aussi noirs/blancs ; l’action se déroule en Afrique du Sud en plein Apartheid dans les années 1980. En ces temps actuels où les repères s’effacent devant la surenchère de budgets alloués au tournage de certains films et où les gouvernements (le nôtre en premier lieu) sont entrés dans une guerre sans merci et hypocrite contre les créations parallèles, District 9 est une preuve magnifique que le peu de moyens (30 millions de dollars de budget aujourd’hui c’est dérisoire pour une production en partie US) n’est en rien une entrave à la création. Et que la matière première doit être grise et non dorée. Reprenant le concept en vogue du film reportage filmé caméra au poing (style [Rec] ou Cloverfield), Neill Blomkamp, issu  des clips musicaux et de la pub, insuffle, au-delà du rythme permanent, une personnalité propre et recevable à ses aliens (adorables crevettes géantes, surtout le minot). Leur entrée dans des conflits d’intérêt avec les humains s'en avèrera d'autant plus sulfureuse. Mais la plus grande malice du cinéaste est surtout de s’être attaché à décrire les tourments et avatars de son héros malheureux en la personne d’un agent administratif chargé des relations avec les aliens, lequel est interprété par le bluffant acteur sud-africain Sharlto Copley. Le pauvre, touché par ce qu’on pourrait nommer le syndrôme La mouche sera prêt à tout les efforts et sacrifices pour retrouver son honneur, sa femme… et son apparence. Très divertissant, haletant presque, District 9 est une évidente réussite, inattendue, résultant du bon œil d’un Peter Jackson (ici producteur) qui y retrouve l’atmosphère de ses premiers coups d’éclat. C’était les débuts de la WingNut Films et sa fabuleuse époque néo-zélandaise des Bad taste et Brain dead. Que du bonheur.


 
District 9 - ma note pour ce film :
Réalisé par Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope, ...
Année de production : 2009
Ricky
Arthur Peyret. Jean-Claude Moireau – Le Pacte 2009Cinéaste prolifique (dix films tournés en autant d’années), François Ozon se plait à dépeindre sous différentes formes les classes bourgeoises (8 femmes, Swimming pool, Angel). Mais pas seulement. Son credo semble être le couple, avec ses moments romantiques et ses affres tragiques, qu’il a souvent placé au cœur de mélodrames (Les amants criminels, Sous le sable, 5x2, Le temps qui reste). Ricky peut entrer dans cette catégorie : une mère célibataire de conditions modestes se lie d’une passion avec un collègue d’usine a priori gentil. Leur quotidien est banal, et un bébé unique va naître de cette union. C’est lorsque l'on commence à s’interroger sur la nature de l’itinéraire que Ozon souhaite nous faire emprunter qu’une réponse s’amorce. Là, se ressourçant sans doute des loufoqueries de Sitcom - son premier film inclassable -, il s’engage dans un voie surréaliste qu’il est bien délicat de cerner. Déroutant donc, Ricky s’enlise alors en raison de son impossibilité à trouver un équilibre - et pour cause - avec son contexte social très réaliste. Reste que l'avant-dernier plan vient subtilement répondre à l’introduction piégeuse du film. Dans le rôle de la mère perturbée, Alexandra Lamy est inattendue (depuis Un gars, une fille, elle n’a tourné que des comédies) mais n’a pas usurpé sa place. De son côté, Sergi Lopez est toujours aussi impeccable, même en père et conjoint en dilettante. Un essai plus qu’insolite.
 
Ricky - ma note pour ce film :
Réalisé par François Ozon
Avec Alexandra Lamy, Sergi López, Mélusine Mayance, ...
Année de production : 2008
Là-haut (Up)
Walt Disney Studios Motion Pictures FranceC’est devenu un rituel incontournable. Chaque été voit sortir sur grand écran le dernier (bien) né des studios Pixar. Il faut dans le même temps s’y résoudre: l’atelier graphique de John Lasseter, Pete Docter et consorts, désormais chaperonné par les studios Walt Disney et devenu une institution au fil des années et des réussites, ne cesse de perpétuer, au travers de ses films d’animation, un esprit de liberté magique et neuf. Et Là-haut, qui succède en 2009 au sublime Wall-E, ne sera pas le premier à déroger à cette règle. Bien au contraire d’ailleurs puisque l’aventure, à l’accent exotique, est inhérent à ce dessin animé visible en 3D. Là-haut lorgne du côté d’Indiana Jones par la bravoure de ses personnages, la touche spectaculaire de ses situations et la lâcheté de ses méchants. Pourtant, les protagonistes n’ont pas le profil type de l’aventurier intrépide et viril. C’est là qu’est toute la saveur du sujet. Le vieux Carl, dont l’heure pour s’envoler vers l’Amérique du Sud semble pourtant largement dépassée, va se voir encombré du jeune Russell, un boy-scout pas dégrossi plus habitué aux péripéties de quartier qu’à affronter l’hostilité d’une jungle. Comme toujours, c’est dans les duos hétéroclites qu’on fait les comédies les plus décapantes. Là-haut est donc très drôle (c’est un minimum), dépaysant (ça le serait à moins), mais aussi, et c’est un critère plus rare, émouvant voire particulièrement triste. La séquence "par épisodes" relatant la rencontre entre Carl et Ellie jusqu’à la disparition de celle-ci est poignante. Pixar insiste et valide son idée de pouvoir attirer enfants et parents en un même lieu tout en offrant à chacun des sources de satisfaction. Au vu du résultat, voici une recette marketing manifestement juteuse que l’on ne peut contrecarrer tant la qualité est au rendez-vous. Pourvu que ça dure…
 
Là-haut - ma note pour ce film :
Réalisé par Pete Docter, Bob Peterson
Année de production : 2009
Bernard Blier : le Top 5
Collection Christophe L.Vous n’y croyiez plus, et pourtant. Après plusieurs mois d’absence, de mort clinique presque, le Top 5 (voire parfois Top 10) des grands noms du cinéma opère sa résurrection. Parce que nul n’avance sans défis, cette rubrique culte de DAVIDEO s’imposera d’être hebdomadaire et de rebondir sur l’actualité des sorties en salles. En mai dernier, en plein Festival de Cannes, nous nous étions arrêtés un instant sur la filmographie du cinéaste britannique Ken Loach, après avoir honoré Sean Penn, Gérard Depardieu et Leonardo DiCaprio notamment. Ce second mercredi de septembre ne coïncide hélas pas avec des sorties probantes ni des têtes d’affiche évidentes (Vincent Cassel que vous pourrez voir dans A deriva ayant déjà eu son moment privilégié). Si bien que nous nous la jouerons ciné-club, avec un hommage posthume à un gigantesque acteur français : Bernard Blier. Les plus ignorants pourront en effet se délecter de sa gouaille et son phrasé si délicieux en découvrant Les tontons flingueurs, de Georges Lautner, comédie culte qui ressort ce jeudi sur certains écrans.

Qu’il ait été mari trompé et jaloux, truand cynique ou patron pourri, Bernard Blier a joué les losers avec la perfection des plus grands. En dépit d’un physique grassouillet, le père du réalisateur Bertrand Blier s’est imposé sur la durée comme un comédien de premier plan, bien plus qu’un faire-valoir, aussi performant dans les drames et polars des années quarante/cinquante que dans les comédies plus ou moins mémorables des années soixante/soixante-dix. Avec largement plus de cent cinquante films tournés - d’Hôtel du Nord en 1938 au côté d’Arletty à Migrations avec Isabelle Huppert un demi-siècle plus tard - et une carrière ponctuée d’un César d’honneur en 1989 quelques semaines seulement avant sa mort (c’était il y a vingt ans mais l’on se souvient encore de son affaiblissement lié à la maladie), Bernard Blier a rejoint le Panthéon du patrimoine cinématographique français. Alors voici mon Top 5 qui lui est consacré. IL VA SANS DIRE QU'IL VOUS APPARTIENT DESORMAIS DE FAIRE VIVRE CE POST EN L'ALIMENTANT DE VOTRE PROPRE CLASSEMENT.

Sa filmo
: Allociné - Cinéfriends - IMDB - Wikipédia


Top 5 DAVIDEO



1. Quai des Orfèvres, de Henri-Georges Couzot (1947)
2. Cent mille dollars au soleil, de Henri Verneuil (1964)
3. Les tontons flingueurs, de Georges Lautner (1963)
4. Hôtel du Nord, de Marcel Carné (1938)
5. Série noire, d'Alain Corneau (1979)



Le classement des internautes
(à vos votes)
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Bernard Blier
Né le 11 Janvier 1916 à Bueno Aires, Argentine
Parution dans Ada dans la jungle, i picari, Les Possédés
Pour elle
Vincent Lindon et Diane Kruger. Jean-Marie LeroyQue ne serait-on pas prêt à faire par amour? Le personnage, lambda, joué par Vincent Lindon se prépare à l’extrême pour extirper sa femme de la cellule où elle est condamnée à passer les vingt prochaines années de sa vie pour un crime qu’elle n’a pas commis. Pour elle, Lindon va fomenter un plan d’évasion. Quelle audace de sa part! Egalement, et surtout, quelle audace à la genèse de ce projet initié par Guillaume Lemans - et co-écrit avec Fred Cavayé (ils ont depuis bugué en scénarisant La guerre des miss) qui signe ici son premier long métrage - d’oser ainsi confronter un prof, bon mari et père de famille, à l’irrationalité d’un quotidien totalement illégal, hasardeux et donc périlleux. Pour passer ce cap sans réticences, et à défaut d’accepter de subir l’invraisemblance, il suffit de vouloir voir. Et là, sans jamais être ingénieux, Cavayé distille un thriller honorable, s’escrimant à rester cohérent par les choix, les succès ou déconvenues de son héros. Celui-ci est rendu persuasif par un Vincent Lindon en révolte et esseulé. Certes, comme il l’est souvent dans ses films, mais il est ici convaincant comme rarement. Au fur et à mesure que son plan prend forme (avec la tension qui l’accompagne), on s’interroge un peu plus expressément sur les issues possibles sans jamais entrevoir de piste certaine. Une qualité qui laisse savourer un dénouement qui permettra à Fred Cavayé de rendre sa propre justice. Et une forme enviable de moralité que l’on ignorait au cinéma. C’est un peu plus surprenant encore et malin. Petite parenthèse finale à propos de Diane Kruger qui est au premier plan des perturbations de son mari mais qui n’est physiquement qu’au second. Elle démontre d’intéressantes aptitudes dramatiques et, en y combinant son rôle de superstar glamour dans Inglourious basterds, élargit un registre avantageux.

 
Pour elle - ma note pour ce film :
Réalisé par Fred Cavayé
Avec Vincent Lindon, Diane Kruger, Lancelot Roch, ...
Année de production : 2008
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